Le chef d’œuvre Shingeki no Kyojin

 

Shingeki no Kyojin (ou L’Attaque des Titans) est un manga écrit et dessiné par Hajime Isayama et publié pour la première fois en septembre 2009. La version anime a vu le jour en avril 2013 et est réalisée par Tetsurō Araki, qui a aussi réalisé l’anime de Death Note.
Cela faisait 100 ans que l’Humanité vivait en paix, sans qu’aucun Titan ne vienne menacer la quiétude des habitants regroupés derrière les murs Maria, Rose et Sina. Un beau jour, alors que Mikasa et Eren sont en train de cueillir du bois, cette tranquillité est menacée. Sache que si tu poursuis l’article, tu seras spoilé. Alors si tu souhaites découvrir l’immense anime qu’est Shingeki No Kyojin et en apprécier toute sa valeur, tu peux vaquer à tes occupations sur La 25eme Heure. Ce qui va suivre est une déclaration d’Amour.

 

Armin, Eren et Mikasa face au Titan Colossal.

 

Un rythme effréné

Il est de ces films, séries, livres dont la fin nous laisse un gout amer. Non pas car nous n’avons pas apprécié ce que nous venons de vivre mais, justement, parce que c’était excellent, magnifique, extraordinaire. C’était si bien, si savoureux que nous ne voulions pas que cela finisse. Eh bien c’est ce que j’ai ressenti lorsque l’épisode 12 de la deuxième saison de Shingeki No Kyojin s’est achevé. Un sentiment de déception, de tristesse s’est emparé de tout mon corps. Non pas parce que c’était mauvais, bien au contraire. Cette deuxième saison était fabuleuse. Et après quatre ans d’attente, c’était la moindre des choses. Mais revenons-en à la première saison de l’anime. Elle ne cesse de monter en tension. L’apparition du Titan Colossal qui brise le rempart du district de Shiganshina et qui permet aux Titans de s’y introduire, l’effrayante et sanglante mort de la mère d’Eren et le Titan Cuirassé qui casse la porte du mur Maria : l’anime démarre de la meilleure des manières.
Les évènements s’enchainent à une vitesse impressionnante sans que la confusion ne s’en mêle. Dès les tous premiers épisodes, la couleur est annoncée. L’inquiétude, l’affolement puis le carnage, tout cela est parfaitement retranscrit, et on se retrouve plongé parmi les habitants du district de Shiganshina comme si nous devions, nous aussi, échapper à l’attaque des Titans. Et la tension du début de l’anime est maintenu tout au long des épisodes suivants.  Que l’on suive la préparation acharnée des membres de la 104eme brigade d’entrainement, la traque du Titan Féminin ou encore le combat entre la forme Titanesque d’Eren et le Titan Cuirassé, on ne s’ennuie jamais. L’anime est d’une régularité impressionnante. Certes il n’y a que 37 épisodes, mais ils sont marqués par le fer de la constance. Évidemment, il y a des épisodes plus marquants que d’autres (Saison 2, épisode 6) mais l’ensemble se tient parfaitement.

 

L’escouade d’élite du Caporal-Chef Livaï.

 

Un anime qui fait tourner la tête

Cet épisode 6 de la deuxième saison de Shingeki no Kyojin est celui qui, à mon humble avis, fait basculer l’anime dans une autre dimension. C’est le moment de la révélation de l’identité du Titan Cuirassé et du Titan Colossal. Et cette révélation se fait de façon extraordinaire. Elle est passée au second plan, comme s’il ne se passait rien. Entre deux prérogatives données par le Major Hansi, Jean et Reiner dévoilent leur secret à Eren. En plein milieu de l’épisode. Comme si c’était une donnée minime, voire insignifiante. Et c’est tout ce qui fait la puissance de la révélation. Le choc et la stupéfaction qui en ressortent donnent une saveur particulière à ce moment charnière de l’intrigue. L’intrigue et le scénario, ce sont ce qui fait la force de cet anime. On ne cesse de se poser des questions, de se torturer l’esprit pour comprendre les tenants et aboutissants de l’histoire. Qui sont les Titans ? D’où viennent-ils ? Quelles sont leurs motivations ? Qui se cache réellement derrière l’organisation religieuse qui semble détenir des informations primordiales ? Et ainsi de suite. Autant de réflexions menées à mesure que l’intrigue progresse.
Mais ce n’est pas seulement cela qui fait la force de l’anime. L’animation est époustouflante. Que ce soit les personnages, les couleurs, les combats, l’ensemble est magnifique à voir, à admirer. Mention spéciale pour le combat entre Eren transformé en Titan et le Titan Cuirassé et celui entre le Titan Féminin et le Caporal-Chef Livaï. Justement, le Caporal-Chef Livaï est encore une raison de plus d’apprécier ce manga. Considéré comme le meilleur combattant que l’Humanité ait connu, il est doté d’un charisme hors du commun, d’une loyauté et d’un courage à toute épreuve. En association avec le Major Erwin, ils forment un duo génial. Intelligent comme personne, le Major Erwin sait se sacrifier et transcender ses troupes. Ceux qui sont présentés comme leurs successeurs ne sont pas en reste : Mikasa, aussi vaillante que prête à tout pour protéger Eren et Armin auteur d’une véritable démonstration psychologique pour débusquer le Titan Féminin. Nous avons droit à des personnages dont la composition les rend complexes, intelligents, courageux et charismatiques. Donc par-dessus tout, intéressants.

 

 

Vous l’aurez compris, Shingeki no Kyojin est un véritable chef d’œuvre. L’animation, l’intrigue, les personnages, tous les ingrédients sont réunis. Il n’y a, certes, que 37 épisodes, mais ils sont d’une constance effroyable. On ne s’ennuie jamais, les rebondissements s’enchainent, les interrogations fusent. En bref, tout pour maintenir notre appétence. Cependant, le seul bémol que je peux relever est le temps d’attente entre la diffusion des saisons. Mais bon, quand on aime, on ne compte pas.

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