Conseils lecture part. 2

Deuxième partie de l’article que vous pouvez trouver ici.

Gustave Flaubert, Madame Bovary : découvert sous le prisme de la scolarité, j’ai eu un peu de mal à apprécier cette œuvre immédiatement après l’avoir terminée. Sous-titré Mœurs de province, le livre nous fait suivre la vie d’Emma et Charles Bovary, de leur rencontre jusqu’à la fin. Justement, cette fin, je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai mis du temps à me rendre compte de l’immensité de cette œuvre. Cette fin qui est bouleversante et l’une des raisons pour laquelle j’apprécie Madame Bovary. Mais ce n’est pas la seule raison. L’œuvre est prenante de bout en bout, à tel point que je voue une haine viscérale pour Emma. Et avec le temps, j’ai réalisé que l’écriture de Flaubert était unique. Ces longues descriptions ne sont pas inutiles et ne font pas stagner le récit. Ses descriptions sont « mobiles ». C’est-à-dire qu’on a l’impression que Flaubert est équipé d’une caméra et que le lecteur et derrière lui, suivant ses mouvements.

Louis Aragon, Aurélien : Cette œuvre conséquente n’est pas à la portée de tout le monde. Dans la France de l’entre deux guerres, nous suivons les pérégrinations d’Aurélien, ses aventures sentimentales et amicales. Un peu je m’en foutiste sur les bords, il semble que cet homme ne soit pas vraiment impliqué dans sa vie. Durant 700 pages (oui oui), Aragon nous livre ce qu’Aurélien fait, pense, dit.

 

Racine, Bérénice : Titus, empereur de Rome, est divisé entre l’amour et le pouvoir. Le synopsis ne parait pas fou, mais la pièce de Racine est faire « à partir de rien ». Toute la puissance se tient dans le verbe, la poéticité, l’écriture, le talent de manier les mots qui est celui de Racine. Le dilemme qui est offert à un homme, ses sensations, ses sentiments, ses choix, tout est dépeint par Racine avec une finesse d’écriture exquise.

Philippe Rodier, L’Entraineur Idéal : petit bonus pour les footeux, le livre de Philippe Rodier nous plonge dans la conception du portrait-robot de ce que serait l’entraineur parfait. Mais on peut lire ce livre sous un autre prisme que celui du football. En effet, le style d’écriture est très fin, les références artistiques sont nombreuses et l’hybridité des disciplines est de mise.

 

En espérant que ces deux articles vous aident à faire un choix et à vous donner envie de (re)découvrir certaines œuvres.

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